Communiqué du 25/01/2016

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Réaction à la hausse des indemnités des élus votée lors de la séance du Conseil Régional.

Comme beaucoup de Bourguignons et de Francs-Comtois, la hausse des indemnités votée lors de la séance du Conseil Régional nous a profondément choqués. Elle a donné le sentiment que la première préoccupation des élus régionaux était d’augmenter leurs indemnités. Nous ne contestons pas que cette hausse des indemnités soit légale, mais il arrive parfois que ce qui est légal ne soit pas moral et s’apparente à du politiquement déplacé. Dans le contexte actuel de défiance des Français envers la politique, le signal envoyé est tout simplement désastreux.

Sur ce sujet, il y a une différence de fond entre le PS et le MoDem. Ce que Madame Dufay appelle des propos démagogiques, nous appelons cela de l’exemplarité. Non, s’opposer à cette hausse d’indemnités, ce n’est pas jeter la suspicion sur les élus. Nous pensons tout simplement que les élus ne peuvent pas légitimement demander des efforts aux Français et s’en exempter eux-mêmes.

Le MoDem du Doubs se réjouit de cette pétition* qui circule actuellement sur internet pour demander que le sujet soit à nouveau porté à l’ordre du jour de la prochaine assemblée et revoté, en conscience. Nous verrons si Madame Dufay, qui a découvert l’implication citoyenne pendant la campagne des régionales, est prête à négliger cette demande, qui en l’espace de quelques jours, a déjà réuni plusieurs milliers de signataires.

(*) https://www.change.org/p/marie-guite-dufay-bourgogne-franche-comté-non-à-l-augmentation-des-indemnités-des-conseillers-régionaux

Dans les prochains jours, nous écrirons à Madame la Présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté pour lui faire la proposition d’expérimenter le « droit d’interpellation » qui permet aux habitants ou aux structures de notre région, sous certaines conditions, de saisir les élus sur un sujet de la compétence du conseil régional et d’en demander l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée.

Enfin, Le retour de la confiance entre le peuple et ses représentants passe par un certain nombre de dispositions et d’attitudes collectives ou individuelles. Faire de la politique, ce n’est pas être dans une perpétuelle conquête du pouvoir. Nous partageons l’avis qu’un mandat de conseiller régional n’est pas compatible avec un mandat exécutif dans une autre collectivité ou avec un mandat législatif. Compte tenu du cumul d’un certain nombre d’élus régionaux, nous lui soumettrons également la demande de rendre accessible, dans une rubrique dédiée sur le site internet de la région, les présences des élus, demi-journée par demi-journée, aux séances plénières et aux réunions des commissions et des structures dans lesquelles ils se sont engagés à siéger.

Laurent CROIZIER
Président du MoDem du Doubs
Conseiller municipal de Besançon
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